jeudi 27 janvier 2011

1943, le secret de la Licorne

Pirates!

Forbans, moules à gaufres, ectoplasmes, bachibouzouks...

Vous le reconnaissez?

Nous sommes en 1943, c'est la guerre, et Hergé doit faire avec.

C'est à dire ne pas trop contrarié l'occupant allemand et ses alliés (japonais dans le Lotus Bleu) avec des histoires de "Bordurie" pré-publié en 1938, où des "Müsstler" (Mussolini/Hitler) veulent annexer la  syldavie!

Et oui, Tintin à déjà douze ans, et il va bien falloir trouver une aventure qui va émerveiller le lecteur du Petit Vingtième pour lui faire oublier les affres de la guerre.

Nous sommes donc en 1943, et pour les Panzers en Afrique c'est l'arrêt, Stalingrad c'est l'arrêt aussi, il y a juste une offensive dans le Pacifique, mais elle est américaine.

L'on peut donc comprendre que l'Hubert schtroumpf fureur locale soit de mauvais poil.

Alors ça sera une histoire de pirates, avec un château, un trésor, et une énigme à résoudre, énigme qui fera tout le jeu de l'intrigue, car quand même, mettre un pickpocket dans une histoire de flibustiers, il fallait y penser, Hergé l'a fait!

Ce qui est géniale chez l'auteur, c'est le déroulé de certaines cases, l'on se croirait vraiment au cinéma tant le sentiment de mouvements est présent.

Vous saviez déjà que Moulinsart,  nommé ainsi en référence au village de Sart-Moulin (hameau de Braine-l'Alleud, Belgique), est une copie du château de Cheverny (Loir-et-Cher) amputé de ses deux ailes.

voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_lieux_imaginaires_dans_Tintin



Mais ce que vous ne saviez certainement pas c'est qu'il y a eu véritablement un Nicolas Haddock (1686-1746), ce que, ô surprise, Hergé ignorait aussi. 

Moi qui est toujours pensé avec l'extrême certitude que le "Haddock" était veuf de Mme Sardine... M'en voila fort marri et débité, heu non... Dépité, pardon!

Voila quelques exemples de ce que vous pourrez trouver dans ce cinquième tome des archives Tintin, sans oublier sa petite figurine métallique qui avec les autres commence à faire sérieux sur l'étagère, mille sabords...

www.editionsatlas.fr/Tintin




vendredi 14 janvier 2011

Les larmes d'Odin...

Bonjour, bonjour,

Bientôt la saint Valentin, alors quoi de mieux qu'une histoire d'amour pour célébrer la chose!

Oui, mais voila, dans le monde de la BD rien n'est jamais simple!

Notre amoureux transit est un pirate, capitaine de son bateau et en plus il est un peu sorcier sur les bords...

Mais ce n'est pas sa faute monsieur le juge, car sa maman était elle-même une fichue bourrique de sorcière!

Enfance difficile donc, avec circonstances atténuantes pour notre héros, qui, comme je le disais a un gros coeur, tellement gros qu'il en tombe même amoureux, ce qui pour un pirate sans foi ni loi lui confère indiscutablement un statut de bisounours qui le rend fort sympathique, mais méfiez vous quand même de l'eau de mer qui dort, surtout quand c'est noyée dans du pur malt!

Malheureusement, il n'arrive jamais rien d'ordinaire aux gens pas ordinaire (sinon y'a pas d'histoire), car sa dulcinée est morte, mais alors pour le coup vraiment morte de chez morte, je dirais même plus, décédée, dead quoi!

Pas de panique, Hannibal Meriadec, puisque c'est son nom, a de la ressource et de la culture aussi!

Il envoie un de ses fidèle lieutenant chercher un manuscrit relatant une vieille légende à propos d'Odin et de larmes divines qui se transforment en gros cailloux, genre, ceux qui font plusieurs carats...

Et tout ce complique singulièrement quand le pauvre bougre se doit d'affronter une horde de sorcières ayant pour nom "l'ordre des cendres", un peu comme des bonnes soeurs, mais en beaucoup plus méchants...

Je ne vous en dit pas plus, sinon que le dessin est très sympa et le scénario très sympa aussi, avec en parallèle une autre aventure intitulée "le sang du dragon" où l'on se noie encore dans un occultisme dès plus mystique!

En fait, j'ai tout simplement adoré!

Le tout chez "Soleil Celtic", par "Thor", heu non, par "Istin", Créty", et "Cordurié".




Tiens d'ailleurs, ça me fait penser à un truc, pour bientôt...






mardi 4 janvier 2011

Bonne année 2011 à tous!



Bonjour et bonne année, année qui commence avec une éclipse solaire de toute beauté, Madame la Lune ayant décidée d'afficher sa luminescence au détriment de monsieur Soleil.

Les Normes auraient-elles décidé de jouer un tour pendable à la suprématie de la gent masculine, en affichant à la face du monde en ce début d'année, ce symbole au combien féminin?

C'est fort possible, car je les croie forts facétieuses après que Bertha nous ai assaisonné de neige Pour fêter Wheinachtsmann comme il se doit et que Nidhögg rongeant Yggdrasil, réveilla le chant d'Eyjafjöll (é ja fiol), attendant que son grand frère Katla, sonne la charge...

Il m'ai avis que les dieux d'Asgard ont envie de reprendre la main, en commençant par chasser de leur ciel, ces volatiles bruyants et polluants que sont les avions des hommes (fuyez les actions des compagnies aériennes et achetez les sociétés qui font de l'antigel)!

Hortefeux va finir de manger les derniers cheveux qu'il s'est déjà arraché!

Et ce n'est certes pas Dame Soffia et Dame  Edda qui me contrediront...

Faut dire que chez les Ases, les femmes ont leur mot à dire et qu'elles sont tout, sauf faciles!

En effet, ces deux charmantes sorcières de leur état, ont pour mission de protéger le protecteur d'un dénommé Roland, lui-même héritier des marches de Bretagne et d'une certaine épée "Durandal", car il y a du sang ancien qui coule en lui...

Alors là, les auteurs, respectivement Jarry et Lemercier, ont réussi à réussir le tour de force de concilier païens et chrétiens ainsi que l'Histoire et la mythologie.

Tout simplement parce que tout tient la route, pour ne pas dire le pont arc en ciel de ce brave Heimdall...

Et en plus, le graphisme est superbe, mélange de neige féerique avec pour éclairage les feux de Hel, où la "sombritude" (oué, j'ai osé) côtoie l'illuminé divin, j'en redemande donc et vivement le tome 3!

Entends-tu voyageur des limbes immatériels de l'internet, le sifflement de Dragvendill, entends-tu le chant des épées et la danse des boucliers lorsque les guerriers forment  la mêlée, c'est le temps ou les Normes tissent la toile de la grande épopée, le retour de l'âge d'or des Héros, là où les hommes de fer, ne peuvent que se briser avant que d' échouer sur les sombres rives de leur funeste destinée...